Plaisirs interdits

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Ô combien sommes-nous tentés parfois par des plaisirs ici-bas et dont l’accès nous est interdit ?!

Allah Le Glorieux, à travers le Coran, nous donne les clés afin de nous préserver de tout péché mais nous arrivons malgré cela à nous égarer.

Toutes souffrances, tous mal ne provient que de nous-même, nous créons notre malheur et cela de nos propres mains par la prise de décisions contraire aux recommandations divine.

Assailli par des images, des propositions aussi diverses soient-elles l’homme est tenté par satisfaire des plaisirs qui ne lui apporteront que malheur et châtiment.

L’homme a été créé avec de nombreux instincts (la faim, la soif, l’amour dans toutes ses formes : enfants, époux, épouse, argent…) par lesquels il penche de par sa nature et qui lui sont essentiel à son existence.

Cet instinct, s’il n’est pas maîtrisé et utilisé à bon escient, peut se retourner contre lui. Tous les plaisirs que l’homme rencontre sont une épreuve.

La difficulté de contrer les tentations est incontestable et les incitations de Cheytan sont grandes. Tomber dans l’interdit est facile, c’est la raison pour laquelle il est nécessaire de s’armer de toutes ses forces contre ces désirs qui finalement ne sont que jouissances éphémères.

« On a embelli aux gens l’amour des choses désirables tels les femmes, les fils, les tas amoncelés d’or et d’argent, les chevaux de race, les troupeaux et les champs ; telle est la jouissance de ce bas-monde et c’est près d’Allah qu’est le beau lieu de retour » (Sourate 3 Famille de Imran Verset 14).

N’est-il pas mieux de tourner le dos aux péchés dans le but d’une récompense inestimable ?! A l’image de notre prophète Youssef, nous devons nous détourner des turpitudes et chercher à en récolter les merveilleux bienfaits.

Lorsque la femme de Putiphar tenta de le séduire, il s’écria : « …Que Dieu me garde ! Mon maître m’a accordé un excellent accueil …  » (Coran 12, 23).

Le prophète Youssef a choisi la prison plutôt que de céder au péché charnel et à chercher refuge auprès d’Allah Le Tout Puissant en l’invoquant en ces termes : « Dit : Mon Seigneur ! La prison m’est préférable à ce qu’elles m’incitent de commettre (c’est-à-dire le péché charnel) » (Coran 12, 33).

Sa foi était sans limite à tel point que choisir une punition non méritée était pour lui le meilleur choix à faire afin de se préserver et de plaire à Allah Le Juste.

Dans chaque histoire de prophète, nous avons toujours un exemple de piété et de soumission remarquable à suivre.

La société actuelle dans laquelle on vit est centrée sur les plaisirs et la surconsommation, il est donc d’autant plus difficile de ne pas être attiré par tout cela !

« L’image des plaisirs s’offre à lui, en même temps que la possibilité de les satisfaire. » Ibn Al-Jawzî dans La pensée vigile

Les plaisirs sont pour l’homme dangereux pour son âme ils mènent, lorsqu’ils sont assouvis, à la perdition et à l’égarement.

Imaginez-vous ces plaisirs interdits face à vous prêt à vous entraîner dans une chute qui vous sembleras agréable au départ mais à l’arrivée la réalité vous fera prendre conscience, parfois trop tard, de votre manquement. Vous n’aurez comme finalité que regrets, remords et chagrin et Dieu seul sait combien les regrets sont affligeants et éprouvants !

Seul un haut degré de foi permet de combattre les plaisirs interdits.

Celui qui cède à ses passions est à l’instar du malade qui atteint par une maladie se propage dans tout son corps s’il n’y trouve aucun remède.

Suivre en soit ses désirs n’est pas un péché, ils le deviennent lorsqu’ils détournent le musulman de ses obligations et diminue son degré de foi.

Connaître les limites des plaisirs à satisfaire ouvre les portes de la raison en s’accrochant à la seule réalité de savoir que les plaisirs d’ici-bas ne sont qu’éphémères et seules ceux de l’après sont éternels.

Le choix est vite fait lorsque l’on s’attache à cela !

Fraternellement Hayat B.

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