Musulmane au travail

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Nombreuses sont les femmes musulmanes qui travaillent aujourd’hui et cela va en augmentant. Rien de gênant en cela si ce n’est les conditions dans lesquelles elles travaillent.

La promiscuité, les échanges ainsi que les comportements font que les conditions dans lesquelles travaillent la femme sont contraires à nos devoirs.

Les discussions, la camaraderie, l’ambiance qui y règne sont source de « fitna », de tentation et s’oppose à la discrétion qui nous est conseillée.

Il est difficile pour une femme musulmane de se projeter lorsque tout n’est pas réuni pour parvenir à un épanouissement total au travail.

Le souci qui se pose face à cette promiscuité est le comportement de la femme qui s’en voit changé parfois malgré elle, de façon inconsciente, imitant les autres selon des automatismes intégrés.

Pour se voir accepter et « intégrer » elle a tendance à reproduire des attitudes interdites comme faire la bise aux hommes au sein de son travail, se restaurer pendant sa pause avec des hommes, rire aux éclats à des discussions qui d’ailleurs ne lui plaisent pas forcément !

Le coté pudique et discret que la femme musulmane pieuse a à son entrée dans une entreprise disparaît tout doucement laissant la place à l’indécence, à l’effronterie et à la révolte parfois.

La femme perd à ce moment-là sa douceur et son innocence. Elle adopte un comportement finalement qu’elle reconnaissait mauvais mais se retrouve vite emportée dans ce tourbillon d’attitudes détestés par Allah le Tout Miséricordieux.

Sa pudeur s’en voit malheureusement tâchée voulant être accepter par les autres en oubliant que derrière tout cela il y a notre créateur à qui l’on rendra des comptes.

C’est la raison pour laquelle, à toute celle qui se retrouve dans cette situation, il est primordial de garder en tête qu’Allah le Juste nous voit, que notre balance pourra jouer en notre défaveur, que le regard d’un homme sur la femme peut vite tourner à la déviation, que la femme doit tenir fermement à sa religion malgré le jugement des autres qui n’est finalement pas si important que cela, que chaque action que nous faisons se retournera contre nous, les mauvaises choses ne nous arrivent pas sans raison, on les as voulu et provoquée.    

Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est notre innocence, nous fait croire qu’un sourire, une discussion, des compliments de la part d’un homme sont également innocents mais l’homme ne pense pas comme la femme.

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Le regard de l’homme sur la femme est empli d’attirance, de désir qui sont malgré lui bien présent dans son esprit. Une discussion qui se prolonge dans le temps, une bonne entente vont irrémédiablement être source d’attirance et de ce fait conduire vers un chemin interdit qui peuvent nuire à la femme.

L’Islam est religion de justesse, de protection envers la femme. Les interdits qui lui incombent n’ont pas été dictée sans raison ou pour contraindre la femme et encore moins  pour la sous-estimée.

Bien au contraire, notre belle religion, protège la femme de tout mal Le fait de prescrire aux femmes de travailler dans un lieu où la promiscuité est absente fait partie de sa sécurité.

Lorsque les discours de certains occidentaux sont virulents face à l’interdiction du travail de la femme dans un lieu où les hommes sont présents, c’est justement parce que le fait de refuser à l’homme un accès à la vie de la femme les agacent.

C’est justement à cet instant que la liberté de la femme musulmane est à son plus haut degré.

Je vous donne l’exemple d’une femme musulmane travaillant dans une entreprise où est présente la promiscuité.

Elle décide après avoir longuement réfléchit, de ne plus faire la bise aux hommes (chose naturelle dans cette entreprise) parce que le poids de ce péché pesait sur elle. Elle prend une décision qui lui fait valoir de nombreuses critiques pendant un moment mais qui au final ont cessés avec le temps.

Elle a donc choisi d’être en accord avec elle-même et de ne plus ressembler aux autres, de se sentir au final plus sereine en allant travailler. La boule au ventre qu’elle ressentait chaque fois qu’elle se dirigeait vers son poste dû au fait de ne pas oser dire aux hommes de cesser de lui faire la bise n’est plus présente, elle s’est déchargée d’un stress qui lui gâchait la vie.

C’est un travail sur soi à faire, un courage à prendre et une forte conviction qui l’ont poussée à se redresser et à finalement être plus forte. Voilà un exemple à suivre !

Il est important d’avoir en tête que vouloir travailler est une chose mais il est nécessaire, lorsqu’une femme est mariée, d’avoir l’accord de son époux et lorsqu’elle vit sous le toit de ses parents, l’accord de son père ou de son frère.

Travailler est une décision que l’on prend à deux, une chose voulue et assumée dans le sens où il ne faut pas l’oublier la femme a des obligations au sein de son foyer et elle doit y répondre.

En choisissant de travailler la femme accepte le fait qu’elle ajoute à son train de vie une charge supplémentaire. S’ajoute à ses obligations une fatigue additionnel. De plus, le rythme étant plus dense, le stress s’ajoute à tout cela.

Il va donc de soi que la disponibilité de la femme s’en voit réduite et mène souvent à la baisse aussi bien morale que physique et spirituelle.

Le temps accordé à sa famille est diminué tout comme le temps qu’elle pouvait accorder à sa Salât ou encore à la lecture du Coran ou à la répétition du dhikr etc.

Travailler pour une femme comporte de nombreux méfait dans le sens où malheureusement elle ne peut répondre à ses obligations religieuses en temps et en heure. C’est la course après la montre, pas de répit !

Elle doit par exemple rattraper ses prières parfois de façon mécanique après une journée épuisante ou bien encore s’empresser de s’occuper de ses enfants sans vraiment leur consacrer un moment d’affection car le lendemain une longue journée arrive ou bien encore délaisse son mari parce que trop fatiguée pour lui accorder son attention etc.

Un salaire supplémentaire n’apporte pas toujours le bonheur au sein d’une famille. Les conséquences sont parfois désastreuses.

Il est bon de rappeler que le travail autorisé ne passe pas uniquement par l’absence de promiscuité comme j’en ai parlé plus haut mais aussi par le choix du travail.

Travailler au sein d’une entreprise où l’on fabrique de l’alcool, en tant qu’avocat ou encore au sein d’une banque sont autant de lieu à exclure.

Sa tenue vestimentaire doit également la préserver et de ce fait cacher ses formes sans oublier le voile qui est une obligation pour nous toutes.

Le travail doit être en accord avec l’Islam et l’on sait que la plus part des entreprises imposent une tenue ou n’autorise ni hijab ni tenue dites « ostentatoire ». Sans cela pas de bienfait ni de sérénité.

Lorsque l’on s’arrête sur toutes ces conditions on se dit qu’il est difficile de se projeter ou de pouvoir les respecter.

Ceci dit il reste possible à la femme de travailler et s’épanouir à travers le travail à domicile que ce soit en tant qu’assistante maternelle, cuisinière, coiffeuse à domicile (en adaptant son travail à ce qui est interdit ou non) et bien d’autres emplois.

Il est possible de changer son travail afin qu’il soit en adéquation avec les principes de l’Islam avec de la motivation, de la volonté et surtout une forte confiance en soi. Il faut y croire et invoquer Allah Le Tout puissant afin qu’il nous aiguille.

Pensez à la Salât Istikharat et décidez le meilleur pour vous et votre famille !

Qu’Allah nous guide vers le droit chemin, qu’il nous permette de nous préserver de toutes turpitudes et de tout mauvais comportement In Shaa Allah.

Amine

Fraternellement votre sœur Hayat B.

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